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Coaching

Pas capable de garder une osti(c) de job…

Par octobre 31, 2018 Pas de commentaire

Comment vous dire, je suis une personne qui a porté plusieurs différents masques au fil des ans, et SURTOUT au plan professionnel. Et après un an ou deux dans une job, une pression imaginaire et insupportable s’installait à chaque fois en moi et je trouvais défaites et excuses pour quitter. Et c’est un cercle vicieux qui, en vingt ans et autant d’emplois plus tard, m’a rattrapé.

Dans mon enfance (on a tous nos démons du passé, et certains réussissent mieux que d’autres soit à les ignorer ou à les vaincre, …), il y a eu présence de violence conjugale, avec un père alcoolique et de multiples déménagements.

Au plan personnel, j’ai consulté, j’ai suivi thérapies et formations en n’en plus finir. Mais au plan professionnel, je me débrouillais mieux, et j’ai réussi à « surfer » sur la sur-performance et sur efficience qui impressionnaient grandement mes employeurs en général au début… mais, craignant éventuellement de ralentir la cadence, décevoir et être « démasquée », je remettais ma démission et disparaissais…

J’écris ceci comme si tout était très clair pour moi, mais ce n’est que très récemment que j’ai pris pleinement conscience de tout ceci et suis capable de nommer les choses telles qu’elles sont.

Je suis, entre autres, dépendante affective. Bien discrètement, je dirais même brillamment, je recherchais l’attention, les compliments, l’appréciation, la valorisation… et peu importe la qualité du travail effectué à ma job, tel un vase percé, je n’étais jamais rassasiée, jamais contentée, jamais convaincue de ma valeur ou de ma compétence. Un discours intérieur méchant et pénible me répétait continuellement que ce n’était pas assez, que j’en faisais pas assez, que c’était poche, de piètre qualité, qu’on allait découvrir et dévoiler l’imposteur en moi… bla bla bla.

Cette dépendance était vraiment incrustée en moi et s’était sournoisement manifestée au fil des ans, à travers mes différents emplois. Avec elle, est souvent venu un désir de retourner à mes anciens postes, traînant un sentiment d’échec, de déloyauté et d’abandon prématuré et irresponsable. Je retournais, la tête entre les deux pattes, toute piteuse en suppliant et tétant pratiquement pour qu’on me redonne ma job. Je suis critique envers moi-même, mais c’est exactement ce que je vivais à chaque fois (ou comment je me sentais intérieurement). Pathétique.

Mais aujourd’hui, j’en viens à la conclusion que ce qui pourrait s’être avéré comme mon pire défaut; c’est-à-dire être incapable de conserver mes osti(c) d’emplois au-delà de 2 à 3 ans (et même un an était déjà un exploit!), cela est devenu un atout et talent quand même assez rare et recherché; soit une capacité hors du commun d’arriver dans une organisation ou entreprise comme « un cheveux sur la soupe », peu importe le contexte déstructuré, pressant, chaotique, et réussir à m’adapter rapidement, en cernant les besoins et les priorités, tout comme les personnalités et les enjeux en place. Et faire ma part, dans le cadre d’un mandat remplacement temporaire, avec autonomie et prise d’initiative en peu de temps. Rétablissant ainsi une structure, l’harmonie et la mise à jour des dossiers sous ma responsabilité.

C’est par contre plus facile à verbaliser qu’à appliquer concrètement… pour garantir la meilleure réussite possible, je me suis joins à un groupe d’entraide. Je suis donc aidée et accompagnée dans ma démarche, je chemine vers mon plein rétablissement.

Je pars de loin, avec mon père qui était alcoolique et a aussi été work-a-holic (lui qui avait comme nous tous ses propres démons et blessures du passé…), je m’étais bien juré que je ne deviendrais pas comme lui… mais, que je veuille l’accepter ou non, j’ai été (toute ma vie à date!) une « sugar addict » (dépendante au sucre) et work-a-holic moi aussi. Quel triste constat ce fut pour moi de me regarder dans le miroir et me voir tel que je suis… oufffff.

Quand Dieu transforme un de tes pires défauts en une bénédiction

Par chance, et je crois sincèrement que c’est ce qui me sauve, Dieu est venu donner un nouveau souffle à ma foi et a mis sur ma route les bonnes personnes, de vrais anges déguisés en humains , dotés d’empathie, d’une grande compréhension et d’un non-jugement inconditionnel. Je leur en serai éternellement reconnaissante!

On dit qu’identifier une faiblesse ou un problème, c’est le régler à 50%. J’en suis contente et très fière. Mais, oh boy!!, il reste tout de même l’autre moitié à affronter « asteur »…

Mais, comme la maxime le dit; « Petit train va loin », et petit train se rendra à bon port, pour autant qu’il continu simplement d’avancer, sans lâcher sa job (lol). 

Merci d’avoir pris le temps de me lire et partager si le cœur vous en dit xxxx

PS: Je remercie mon père de tout mon cœur, avec qui je fais équipe pour cet article (et ma mère aussi). Il y a de cela plusieurs années, il m’avait donné sa bénédiction et sa permission pour qu’un jour je parle ouvertement de notre vécu familial et que, si Dieu le souhaite, que cela puisse venir en aide à d’autres personnes vivant ou traversant quelque chose de similaire à ce que nous avons connu. Merci Dad, on fait ça ensemble toi et moi 😉 xxx

Katy S.

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