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Coaching

J’ai quelque chose à vous parler…

Par septembre 3, 2018 Un commentaire

Bonjour! 😊

Mon nom est Katy St-Cyr et je me sens inspirée de vous parler de quelque chose… en fait, je vais tout de suite vous vendre le punch; je souhaite vous parler du nouvel éveil de ma Foi.

J’entends déjà les réactions; « Bon, elle pi sa Foi! », « Mais est complètement virée crack-pot elle dernièrement », « Es-tu fatigante elle avec sa nouvelle Foi, elle ne parle que de ça », « Moi, je lis pas son article, elle va bientôt vouloir nous faire entrer dans son affaire », …

J’ose écrire ces pensées que certains auront / ont à mon sujet parce que ce sont là MES PENSEÉS, ou à tout le moins, celles que j’avais jusqu’à il n’y a pas si longtemps.

Voyez-vous, vous qui me jugez possiblement, vous qui me critiquez, je m’adresse justement à vous. Pourquoi? Parce que j’ai essayé de vous plaire, j’ai essayé d’être « comme vous », je voulais être une des vôtres, faire partie de votre cercle d’amis.

OUI, VOUS.

Au début des années ’80, en pleine récession, mon père s’est retrouvé sans emploi et avec peu de scolarité, il voulait travailler dans la construction mais, ici au Québec, ça prend des cartes pour travailler légalement. Ma famille et moi sommes donc parti vivre en Alberta pendant quelques années. C’est là que j’ai appris l’anglais.

À notre retour en 1988, de la petite fille timide que j’étais en 3e année, j’étais devenu une battante, débrouillarde, habituée d’être nouvelle, de me retrouver sans ami et devoir recommencer à zéro. Car il faut que je vous précise qu’en tout et partout, de ma maternelle jusqu’en secondaire 5, j’ai fréquenté plus de 10 écoles (mais les détails de cette partie, ce sera pour un autre article 😉). Alors pour moi, être en solitaire, marcher seule dans les corridors, me sentir « à part », c’était mon normal.

Et je me souviens, une fois revenu au Québec, j’avais de grands espoirs, j’allais réintégrer « mon milieu », celui d’où je venais. J’allais avoir un réseau d’amis « fixe » et « stable ». J’allais « faire partie de la gang » et côtoyer « les populaires ».

Mais ma personnalité indépendante et autonome s’était déjà forgée. Je n’ai jamais été capable d’agir pour « fitter ». J’avais un regard sérieux et une mentalité d’adulte avant mon temps. Et à cette même époque, la relation de mes parents s’effritait, ils se séparaient, reprenaient, se séparaient, reprenaient…

Je vous raconte cela, juste afin que vous ayez un aperçu du contexte de ma jeunesse, vous comprendrez la pertinence plus tard.

Alors on avance dans le temps à la fin de ma vingtaine et début trentaine. Je suis devenue une maman de 4 merveilleux enfants. J’ai toujours cru en Dieu, depuis aussi longtemps que je peux me souvenir, et c’était important pour moi de faire baptiser mes enfants et de voir à ce qu’ils reçoivent leurs sacrements. Mais, petit détail, je ne croyais pas en Jésus. Ma conviction qu’il y a un Dieu, bon, qui nous protège, était inébranlable. Mais l’affaire de Jésus, c’était flou et farfelu pour moi. Comme si j’allais croire qu’il y a 2 000 ans, un homme est vraiment venu, en chair et en os, se promener dans le désert et faire des miracles et qu’aujourd’hui, nous aurions encore la bonne version, les vrais faits. Je dis souvent que je suis blonde, mais je ne suis pas naïve à ce point-là. Je ne savais pas à ce moment-là, ce qui allait se produire dans ma vie plus tard…

Je me disais croyante mais non pratiquante (j’allais à la messe le dimanche sporadiquement à l’occasion). Je sentais que j’étais une bonne personne. J’étais, à cette période, sur le bon chemin qui me convenait à ce moment.

Au fil des ans, j’ai tenté de lire la Bible à quelques reprises, par curiosité, en espérant y trouver des paroles magiques et réconfortantes. J’ai vraiment essayé! Mais, aucune magie, je n’y comprenais rien. Pour moi, c’était une preuve de plus que Jésus n’existait pas. Je VOULAIS y croire, mais la conviction profonde n’y était pas.

J’ai quand même élevé mes enfants en leur mentionnant Dieu et « le petit Jésus » de temps à autre. Pour moi « le petit Jésus » était une façon plus simple de leur parler de Dieu. Il a été une période où, à tous les soirs, on récitait une prière que ma mère m’avait donné;

Seigneur,
Toi qui règnes, au-dessus de tous les mondes,
Daigne que ma nuit, en ta grâce, repose.
Faites que je fasse un bon petit garçon, une bonne petite fille et protégez tous ceux que j’aime (et ici, il y avait parfois une longue liste de noms spécifiques qui s’ajoutait).
Bonne nuit petit Jésus, Amen xxx

 

Les années ont passées, le train-train quotidien a pris le dessus et les problèmes que plusieurs connaissent se sont aussi présentés à moi; difficultés financières, stress, anxiété, santé mentale fragile, séparations douloureuses, garde-partagée, retour aux études, épuisement, dépressions (au pluriel ☹), arrêts de travail, démissions, changements d’emploi, etc.

Ce n’est tellement pas la vie que je m’étais imaginée au début de ma vingtaine. Je rêvais d’être une femme de carrière prospère, avec une méga-cabane (ce qui veut dire une très grande maison), une Mercedes de l’année, des vêtements de marques, une nounou pour s’occuper des enfants, faire les repas et le ménage. Ça ne vous surprendra pas d’apprendre que mon émission favorite à l’adolescence était « La Vie des gens riches et célèbres » avec l’animateur Robin Leach.

Ma croyance en Dieu ne s’est jamais affaiblit, mais j’ai souvent oublié qu’il était là. Je n’ai pas ressenti le besoin d’entretenir ma relation avec lui sur une base régulière. Comme bon nombre de gens, je faisais appel à lui dans mes moments de grande détresse, le suppliant de me venir en aide, d’alléger ma peine et régler mes problèmes. Oui, quelques fois, je le remerciais ou m’adressais à lui pour témoigner ma reconnaissance et ma gratitude, mais sans plus. En 2005, j’ai vécu un moment très intense où je me suis presque suicidée. J’étais à un cheveu de passer à l’acte. Et dans un instant de prière du plus profond de mon cœur, je lui ai donné ma vie et j’ai promis que j’allais me dévouer à le servir pour le reste de mes jours. Cette promesse me revient souvent en tête et j’en ai parlé à très peu de personnes. J’osais en faire mention seulement à des personnes de grande confiance ou croyantes qui ne me ridiculiseraient pas si je me confiais à elles. Outre cela, à part un petit mot d’encouragement ici et là, mentionnant subtilement Dieu, je me contentais de vivre ma foi discrètement. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet : https://www.katystcyrcoaching.com/je-suis-morte-en-2005/

Et me voilà en 2018, rendue à 46 ans. Quand je regarde le trajet de ma vie, je réalise qu’il n’y a pas une seule année, PAS UNE SEULE, où j’ai connu la stabilité. À chacune des années de ma vie à date, un changement important s’est produit; soit un déménagement, un changement d’école ou d’emploi, les multiples séparations de mes parents et les miennes ensuite, les épreuves de santé mentale, les périodes d’arrêt de travail.

En 2016, j’avais pourtant décidé fermement que c’était terminé pour moi cette vie de montagnes russes. J’allais fonder ma propre entreprise en tant que coach de vie et conférencière et, avec tout mon bagage, venir en aide à d’autres personnes traversant des moments difficiles.

Mais la vie me réservait d’autres belles surprises; mon nouvel amoureux (après presque 5 ans de célibat), a eu un grave accident d’auto et à la suite d’un scan, il a appris qu’il avait un cancer au poumon et a été opéré. En même temps, ma mère apprenait qu’elle avait un cancer du larynx et qu’il lui restait moins d’un an à vivre si elle n’entreprenait pas des traitements de chimio et de radiothérapie ou la trachéotomie. Elle a défié le temps et a accepté l’opération un an plus tard lorsque ses symptômes s’aggravaient. On a vraiment cru qu’on allait la perdre. Notre processus de deuil était amorcé (mais je vous rassure, elle va bien aujourd’hui, elle est « cancer free » et elle vit plus de bonheur maintenant qu’avant sa maladie).

Comme si ce n’était pas assez, mon amoureux devenu mon conjoint, a par la suite fait un AVC au printemps 2017. Incapable de travailler, son côté droit étant au ralentit, nous avons eu l’idée de partir un petit commerce local (un bar). En fait, c’est lui qui a eu l’idée et j’ai décidé d’embarquer dans l’aventure avec lui car je voyais bien qu’à ne rien faire, il allait perdre espoir et se décourager. Après des mois de préparations des lieux, l’obtention des permis requis et tout notre argent investit dans l’entreprise, l’angoisse et l’anxiété me dévoraient. J’ai vite réalisé que la rentabilité n’allait pas être au rendez-vous. Je commençais à revivre des symptômes de détresse comme j’avais connu par le passé. Je me suis donc retirée. Ce projet qui devait nous rapprocher et être si merveilleux a finalement eu raison de notre couple. Mon « ex-copain » est retombé malade (pneumonie). Nous sommes présentement en processus de fermeture du commerce et je prie pour éviter de devoir faire faillite.

En même temps que je me suis retirée de l’entreprise, me sentant de plus en plus perdue et à nouveau sur le bord de la dépression, mon père a été hospitalisé et diagnostiqué avec un cancer avancé au poumon. Cinq semaines plus tard, il a pu retourner chez lui, trop faible pour se faire opérer et trop faible pour entreprendre des traitements. Il vit ses derniers jours, semaines, mois seul chez lui.

Ma sœur, qui vit en Floride, est venue pour passer du temps avec notre père. Deux jours après avoir débarquée de l’avion, elle s’est fracturé un talon et a dû retourner chez elle pour être opérée d’urgence. Depuis, sa blessure ne guérit pas bien et elle ne va pas bien du tout.

Pour ajouter à l’histoire, ma fille aînée avait dernièrement un rendez-vous de suivi avec le chirurgien qui l’a opéré l’an passé pour un kyste éclaté dans un ovaire. En fait, son rendez-vous s’est adonné à être planifié le même jour qu’on est allé à l’urgence pour ma sœur. J’avais pris congé pour aller avec ma fille à ce rendez-vous mais finalement, ma sœur avait vraiment besoin de quelqu’un avec elle. Le médecin a prévenu ma fille qu’il y avait des chances qu’elle ne puisse jamais avoir d’enfant. Quel coup de marteau au cœur ce fut pour nous.

J’aimerais vous dire que j’exagère et que j’en invente, mais tout ceci est vrai, terriblement vrai.

Alors est-ce pour cela que ma Foi a refait surface? Est-ce que j’avais le choix de soit m’en remettre à Dieu ou de perdre à tout jamais « la carte »? Ou bien, est-ce que Dieu savait déjà que tout ceci allait se produire et avait prévu que j’allais vraiment avoir besoin de lui plus que jamais? Je n’ai pas la réponse.

Tout ce que je sais, c’est que dans un moment de crise d’hyperventilation en mars 2018, j’ai décidé de partir en retraite de silence pendant 4 jours, seule, car je n’en pouvais plus.

Et depuis mon retour, il m’arrive toutes sortes de drôles de coïncidences; je suis tombée sur une entrevue de Jim Caviezel, l’acteur principal du film « La Passion du Christ » de Mel Gibson. Jim raconte les phénomènes bizarres qui se sont produits pendant le tournage du film. C’est INCROYABLE!

Ensuite, j’ai entendu parler du film « Jésus, l’enquête » (The Case for Christ) qui raconte l’histoire vécue de Lee Strobel, un journaliste américain athée.

J’ai découvert la chaîne « I am second » sur YouTube, puis la version française « Je suis deuxième ». Et, de fil en aiguille, je crois sincèrement que Dieu m’a amené à Axe 21, une église établit depuis quelques années à Sherbrooke et à Magog (https://eglise21.ca/). Comme je remercie le ciel pour cette église, cette communauté que j’apprends à connaître.

Je mentionne ici à peine un centime des anecdotes qui se sont produites depuis le week-end de Pâques (week-end de mes 4 jours de retraite) et qui ont ravivé non seulement ma Foi en Dieu, mais qui m’ont fait connaître Jésus. Et je peux vous dire maintenant que je ne fais pas juste croire qu’Il est vrai, JE LE SAIS.

JE LE SENS AU PLUS PROFOND DE MOI.

J’ai de la difficulté à m’expliquer à moi-même ce qui se passe. Quand je raisonne avec ma « logique », tout ceci me semble tellement irréel. Mais avec un regard « spirituel », j’en comprends, petit à petit, le sens.

Pour en revenir à ce que je disais en introduction à cet article, à l’effet que c’est à vous que je m’adresse, ceux qui me jugez possiblement, me critiquez ou avez de la difficulté à me comprendre, je tiens à vous dire que je vous comprends. Croyez-moi, je vous comprends 😉. Je suis mon pire critique.

J’ai tellement souvent souhaité être « comme vous », être « des vôtres », « m’intégrer parmi vous ». Mais force est d’admettre que la vie a un autre plan pour moi.

J’en suis rendue à lâcher prise, à laisser tout aller, à la grâce de Dieu. Sans lui en charge, je ne puis plus rien. Tout ceci est juste trop pour moi. Je me résigne.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, au lieu de me sentir découragée, déprimée ou dépressive, je me sens tranquillement rechargée, transformée, prête pour l’inconnu, prête pour encore des années d’instabilité si c’est ce que l’avenir me réserve. Car maintenant, je n’ai plus à faire semblant d’être forte, à jouer « la grande fille », à me montrer à la hauteur, car je sais que je ne le suis pas. Je me sens faible, fragile et vulnérable et je suis maintenant capable de l’admettre. Et, à ma grande surprise, je suis encore en vie. J’ai encore des défis en avant de moi, des problèmes que je n’ai aucune idée comment régler. Mais un espoir, une confiance et une paix intérieure comme j’ai rarement eu et ressenti.

Je me sens bénie. Je me sens protégée et guidée. Et, par-dessus tout, je sais qu’à partir de maintenant, ce n’est plus moi qui tiens le volant, ce n’est plus moi qui est en charge, mais LUI. Et j’accepte d’aller là où il me le demandera et de faire tout ce dont IL aura besoin que je fasse pour LUI.

PS : Et savez-vous quel petit miracle s’est produit dernièrement? Ma fille qui vient d’apprendre, il y a seulement quelques mois, qu’elle ne pourra possiblement jamais avoir d’enfant, … elle est enceinte 😊. Je vais être grand-mère.

Merci la Vie, merci mon Dieu.

 

Katy S.

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